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DESSINS SANS PAPIERS publie des livres de témoignages dessinés pour passer les frontières et partager des histoires que tout le monde peut comprendre.

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Après un premier recueil collectif, DSP a publié « Le Voyage de Hafiz El Sudani » le témoignage de Hafiz Adem, réfugié soudanais, et « Le journal de Mickey Le Vieux », de Mohamed Ndepe Tahar, le carnet de route d’un mineur isolé camerounais jusqu’en France. « Livre 1 : Darfour », de Magdi Hagar est le 4e livre de cette collection, il dénonce les attaques menées par la dictature génocidaire de Omar el-Béchir sur les populations civiles du Darfour, et les conditions de vie dans les camps de déplacés.

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Nos livres sont également présents dans ces librairies :
Le Monte en l’air (Ménilmontant)
Galerie Arts Factory (Bastille)
Philippe Le Libraire (Republique)
Zenobi (Malakoff)
L’ilôt Pages (Malakoff)
Vent d’ouest au Lieu Unique (Nantes)
Les bien aimés (Nantes)
Mystérieuse librairie (Nantes)
L’Hydre aux mille Têtes (Marseille)
La Salle des Machines (Marseille)
La Bande Dessinée (Lyon)
Eureka Street (Caen)

THE BOOKS
After a collection of 200 drawings, reuniting 1 year of workshops, we published « The Journey of Hafiz El Sudani », the testimony of Hafiz Adem, a Sudanese refugee, and  « The Journal of Mickey the Old », of Mohamed Ndepe Tahar, the road book of a young camerounese teenager from Douala to France. « Livre 1 : Darfour », by Magdi Hagar is the 4th book of this collection, it depicts the bombing on civilians in the North of Sudan, by the militias armed by the genocidal dictatorship of Omar al-Bashir.

To order the books, contact us, and be involved : dessinssanspapiers@gmail.com


LIVRE 1 : DARFOUR

MAGDI HAGAR 
Sortie novembre 2018

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« Livre 1 : Darfour » regroupe un ensemble de 100 dessins réalisés par Magdi Hagar, jeune réfugié soudanais depuis son arrivée en France. Ils dénoncent les attaques menées sur les populations civiles du Darfour par les forces du dictateur Omar el-Béchir, condamné pour génocide par la Cour Internationale de Justice de La Haye.

Postface de Abdelaziz Baraka Sakin, auteur du «Messie du Darfour», (ed. Zulma).
115 pages, dont 100 dessins en couleurs, imprimés sur papier recyclé.
Texte en français et en anglais.
ISBN 978-2-9563438-2-0. 15 euros.

L’HISTOIRE

Nous avons rencontré Magdi Hagar en 2016 lors d’un atelier sur le camp de la Halle Pajol à Paris. Pendant 2 ans, il a dessiné sa vie au Darfour avant et après le bombardement de son village en 2008. Dans ce livre, il raconte les attaques menées par les groupes de Janjawids, armés par la dictature islamiste et raciste de Khartoum pour le contrôle des terres au nord du pays. Un conflit qui a fait plus de 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés, pris en étau entre les groupes rebelles, et les forces de Omar el-Béchir.

Sans nouvelle de sa famille, Magdi a vécu trois ans dans le camps de déplacés de Zam Zam, qui comptait 44 000 personnes en 2011. Il est arrêté par des militaires en octobre et accusé de fréquenter des membres de l’Armée de Libération du Soudan (MLS). On le torture pendant deux jours, avant de le relâcher. Menacé, il part vers les montagnes à Beridik, où il vit 4 ans avec des bergers, avant que la région soit bombardée à son tour. « En haut, il y avait des hélicoptères, en bas des chars de combat et des hommes armés. » Magdi fuit à Moudjwar, un village du nord près du désert, qui est attaqué en octobre 2015. Il en réchappe encore et parvient à rejoindre la Libye.

Après avoir ramassé des tomates pendant un an, pour 500 dinars par mois, Magdi se fait kidnapper par de faux policiers et séquestrer un mois à Sabratah, dans un hangar où une centaine d‘exilés attendent qu’on payent leurs rançons. Deux amis arrivent à réunir l’argent pour le libérer. «Je ne pouvais pas rester en Lybie. Retourner au Soudan, impossible.» Le 7 juin 2016, Magdi monte à bord d’un zodiac qui est repéré après deux jours de dérive, par le bateau de SOS Méditerranée.

Magdi Hagar vit aujourd’hui à Marseille. Sa demande d’asile vient d’être refusée par L’OFPRA. Le recours qu’il présente auprès de la CNDA, La Cour Nationale du Droit d’Asile, est sa dernière chance.


LE JOURNAL DE MICKEY LE VIEUX

MOHAMED NDEPE TAHAR

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Trop jeune pour la rue, trop vieux pour la France.
« Le Journal de Mickey Le Vieux » est le carnet de route de Mohamed Ndepe Tahar, mineur isolé camerounais devenu majeur en France. Son récit alterne les pages manuscrites extraites de son journal et plus de 50 dessins retraçant son périple des rues de Douala jusqu’à Nantes.

Les bénéfices du livre nous aident à soutenir Mohamed.
124 pages, dont 50 dessins en couleurs, imprimés sur papier recyclé.
Récit en français et anglais.
ISBN 978-2-9563438-0-6. 15 euros.

L’HISTOIRE

Parti à 16 ans de la capitale camerounaise, Mohamed a frôlé la mort sur un camion lancé dans le désert du Sahel, il a connu le travail forcé au Niger et la prison en Algérie. Echangé par des trafiquants, battu et rançonné, Mohamed a perdu son ami Labré, au pied des barrières de Melilla qui séparent l’Afrique de l’Europe. Mais il ne s’est pas découragé. Il avait 17 ans quand nous l’avons rencontré pendant un atelier à Nantes. Sa minorité n’avait pas été reconnue par les services de la protection de l’enfance, malgré un passeport en règle. Un jugement reçu comme une claque par Mohamed «Le Vieux», un surnom hérité de son arrière-grand père, qui semblait le poursuivre jusqu’en France.

Après une procedure de 10  mois menée avec des soutiens nantais, Mohamed a eu droit à 2 mois d’hébergement avant d’être rejeté à la rue, la semaine de ses 18 ans. Pendant ce recours, Mohamed n’a pas pu suivre la scolarité dont il aurait pû bénéficier pour réussir sa demande de séjour. «Pas de chance», lui a-t-on répondu, les prises en charge ne sont pas rétroactives, même pour les dossiers mal traités.

Le cas de Mohamed n’est pas rare, ils sont des centaines à partager son sort chaque année. Des jeunes qui sont venus chercher la protection de la France, et ne l’ont pas trouvée.

LE VOYAGE DE HAFIZ EL SUDANI
HAFIZ ADEM

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Hafiz Adem a dessiné toutes les étapes de son voyage, depuis son évasion de la prison de En Nahud à Kordofan sous la dictature de el-Béchir jusqu’à son arrivée à Paris : la route du désert, ses deux années de galère en Libye, les passeurs, la traversée de la mer, les matraques italiennes, la vie sur le camps de la Porte de La Chapelle. Hébergé dans un foyer à Malakoff, Hafiz a continué de dessiner les rencontres avec ses nouveaux amis, et la lutte pour rester en France dans un contexte difficile.

92 pages de dessins en couleurs, imprimés sur du papier recyclé.
Récit en français, anglais et arabe.
ISBN 978-2-9563438-1-3. 
15 euros.

L’HISTOIRE

Nous avons rencontré Hafiz en mars 2017 à la Porte de la Chapelle. Il venait d’arriver à Paris et ne parlait pas le français. Il nous a raconté son histoire dessin après dessin, et nous sommes devenus amis. Après de longs mois passés dans la crainte d’être expulsé en Italie, Hafiz a obtenu l’annulation de son « dublinage » grâce au soutien de la Ville de Malakoff et du Musée International des Arts Modestes de Sète, ainsi qu’à la communauté mobilisée par son témoignage. Il a pu faire sa demande d’asile à Paris en décembre, et a obtenu son titre de séjour en avril 2018.

DESSINS SANS PAPIERS
Recueil de dessins collectif (épuisé)

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UN RECUEIL DE 200 dessins qui se passent de traductions

On parle beaucoup des migrants en France, leurs témoignages sont rares. Ceux que nous avons rencontrés viennent du Soudan, du Tchad, du Mali, de Guinée Conakry, d’Érythrée, d’Éthiopie, du Tibet, d’Égypte, d’Iran, d’Irak, de Syrie, du Pakistan ou d’Afghanistan. Leurs dessins montrent des milices qui tirent sur des hommes, des oiseaux fatigués, des messages d’amitié accrochés à la Tour Eiffel.

Ils nous expliquent ce qu’ils ont fui et pourquoi ils ont besoin de notre hospitalité. Ils partagent avec nous les symboles de leurs cultures, les arbres du savoir Oromo, les architectures gracieuses du Soudan, les lotus de la sagesse tibétaine, les fleurs d’Afghanistan aux racines montées comme des flèches…

Sur chacun de ces dessins, il y a une histoire qui échappe à l’anonymat et à Google Translate. On espère qu’ils parlent pour eux.

Ce livre, désormais épuisé, a été financé grâce à un crowdfunding. Les bénéfices des ventes nous ont aidés à soutenir la TIMMY, une association qui vient en aide aux Mineurs Isolés Etrangers, et de poursuivre les rencontres autour des dessins.